ASSOCIATION
DES RESIDENTS
DE LA VALLE DE CHAMONIX
A R V A C
ASSEMBLEE GENERALE DU 5 AOUT 2010
RAPPORT MORAL du
PRESIDENT François LEBLOND
Dans le
respect des habitants de la vallée, nous défendons des valeurs, des intérêts
aussi, et nous renforçons les liens qui doivent exister entre nous. L’action qui a été conduite depuis un an, par
votre conseil, s’inscrit dans la continuité de ce qui a été entrepris
auparavant et s’exprime évidemment par quelques initiatives nouvelles.
D’abord la
défense des valeurs, c’est notre premier objectif : cette vallée a défendu
mieux que d’autres ce qui aujourd’hui s’exprime par la notion de développement
durable. Sans utiliser cette expression
aujourd’hui rentrée dans le vocabulaire, notre association l’a appliquée chaque
fois que le site pouvait être menacé ; c’est ce que nous avons fait par
exemple sous la présidence de Pierre-Emmanuel Taittinger après l’accident sous le tunnel du Mont blanc en
joignant notre voix à celle de ceux qui se battaient pour une réglementation
stricte du passage des poids lourds dans le tunnel. Ils ont été un peu entendus, probablement pas
suffisamment.
C’est ce
qui se passe aujourd’hui pour la détermination des couloirs d’avalanche après
le terrible sinistre de Montroc ; l’action que
conduit Jean-Claude Bourdais avec l’association AIRAP est soutenue avec énergie
par notre Conseil et je lui donnerai la parole dans un instant . J’ai obtenu pour lui des rendez-vous chez le
préfet et dans les ministères pour que la réglementation intègre mieux qu’il
n’était prévu toutes les données connues.
Je le laisserai vous en parler quelques instants.
Autre
sujet de préoccupation, celui des torrents et des risques
d’inondation. Nous avons pris
connaissance des soucis aujourd’hui exprimés à Saint-Gervais,
à cet égard, et suivons de près la réalisation des protections qui ont été
décidées dans notre vallée.
Mais la
défense des valeurs prend aussi d’autres formes ; nous nous exprimons
auprès des élus pour que la circulation dans la vallée prenne en compte les
besoins du piéton et du cycliste par une modération de la vitesse des voitures,
avec une politique adaptée de ralentisseurs, qu’elle prenne en compte aussi la
sécurité des marcheurs sur nos chemins par une réglementation plus stricte de
la circulation des VTT, la sécurité également des skieurs face au développement
des nouvelles formes de sports d’hiver comme la planche.
La défense
des valeurs , c’est enfin la lutte contre la laideur
et la préservation d’un patrimoine qui fait partie du paysage ; nous
serons aux côtés de nos élus pour faire inscrire notre vallée dans le
patrimoine de l’UNESCO et nous joignons notre voix à celle de l’association des
Amis du Vieux Chamonix – dont je salue la présence du président aujourd’hui
dans cette salle – et à celle de l’association des Aiguilles Rouges. Nous sommes présents par notre aide
matérielle chaque fois qu’un édifice fondamental est menacé et c’est pourquoi
nos membres ont été aux côtés de Christian Couttet pour la réparation du toit de la chapelle des
Praz, dont nous avons pu constater qu’elle est
presque achevée. Nous sommes très
attentifs aux initiatives prises par nos élus dans les différentes communes
chaque fois qu’un espace mérite d’être protégé contre des initiatives de la
promotion immobilière ; nous voulons que celle-ci soit plus respectueuse
de l’environnement que cela n’a été le cas dans le passé. A cet égard, notre Conseil regarde avec
beaucoup d’attention les documents d’urbanisme pour vérifier qu’ils sont bien
en conformité avec les principes exprimés dans la directive territoriale alpine, aux côtés de
Mireille Sertout qui préside la Fédération des
Résidents de Stations de Montagne. J’ai
demandé à Eric Fournier, maire de Chamonix, de nous entretenir également du
dossier Jeux Olympiques.
En ce qui
concerne la défense de nos intérêts, elle s’exprime aujourd’hui par la venue de
nos quatre maires, président et vice-présidents de la Communauté de communes
qui regroupe les quatre communes de la vallée, comme nous. Nous recevrons également des représentants de
la Compagnie du Mont-Blanc et de la Compagnie des
Guides. La venue du maire de Chamonix a
toujours été un moment fort de notre assemblée mais notre association a
vocation à défendre les intérêts de nos adhérents dans les quatre communes qui
composent cette vallée et pas seulement des habitants de la ville de
Chamonix. Nos élus vont nous expliquer
comment ils organisent désormais la vallée, comment ils se sont répartis la
tâche, ce qui nous permettra d’entretenir à l’avenir avec chacun d’entre eux
des relations chaque fois qu’un sujet nouveau de préoccupation apparaîtra. Je pense que c’est de bonne
administration d’avoir ce contact avec
nos élus.
Cette
assemblée est aussi l’occasion pour nous de demander aux représentants de la
nouvelle communauté quelques informations sur l’avenir de la fiscalité dans la
vallée et de rappeler à nos élus que nous figurons parmi les principaux
contribuables de la vallée.
Nous nous intéressons aussi aux coûts de certains services qui
figurent parmi les principales dépenses de nos familles : les remontées
mécaniques. J’ai rencontré Jean-Marc
Simon, président de la Compagnie du Mont-Blanc, à ce
sujet et celui-ci m’a proposé que nous adressions à nos adhérents un
questionnaire sur leurs besoins et leurs attentes afin de construire un
dispositif de forfait mieux adapté. Les
réponses ont été nombreuses et nous en remercions nos adhérents. Les changements pourraient intervenir dès la
saison prochaine et le sujet va être abordé tout à l’heure par deux
intervenants de la Compagnie du Mont-Blanc.
De la même
manière, nous avons invité Eric Favret, président de
la Compagnie des Guides, pour faire davantage connaissance avec cette
institution dont l’histoire se confond avec celle de la vallée depuis le début
de l’alpinisme. Nous souhaitons une
concertation avec lui sur les tarifs pratiqués – c’est quelque chose de
toujours difficile mais il faut en parler – et faciliter l’alpinisme dans nos
jeunes générations en leur rappelant les règles à respecter dans cet
environnement magnifique mais dangereux et qui ne supporte pas l’amateurisme.
Enfin le
troisième élément de notre action, c’est le renforcement des liens qui doivent
exister entre nos membres. L’association
a toujours considéré cet objectif comme prioritaire ; ceux qui viennent
dans la vallée sont heureux de rencontrer des personnes partageant les mêmes
valeurs et avec qui des liens d’amitié peuvent se nouer. C’est encore plus vrai de ceux qui ont perdu
un être cher et qui se sentent isolés.
Les voyages organisés par Tessa Lefort
constituent un des moyens de répondre à ces demandes ; celui de l’an
dernier à Berne a été très apprécié et je suis convaincu qu’il en sera de même
pour le prochain. Mais Tessa Lefort a besoin de votre aide pour accomplir cette
mission ; en matière culturelle le progrès vient de la confrontation des
idées, de la prise d’initiatives, du temps passé bénévolement à la préparation
des événements. Vous êtes tous concernés
et autour d’elle vous devez constituer une force pour faire passer de bons
messages aux habitants de la vallée.
Nous devons être nombreux chaque fois que les manifestations culturelles
sont organisées dans la vallée. Certains
d’entre nous voudraient que nous soyons à l’origine d’un festival du pays du
mont-Blanc ; c’est toujours
compliqué d’organiser quelque chose d’une telle importance mais bien entendu
toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, et ce n’est pas le monopole du
Conseil d’administration, c’est vous tous qui pouvez donner de bonnes idées et
beaucoup de votre temps en une telle matière.
Je
voudrais dire également un mot sur le cinéma ; ça a été un de nos
objectifs de cet hiver. Tessa Lefort était présente à la réunion de l’assemblée
constitutive de l’association de défense du cinéma ; en votre nom, j’ai participé
financièrement – bien que modestement – à la création de cette
association. Nous savons que ce cinéma
est en danger aujourd’hui et ce serait très regrettable qu’il
disparaisse ; le seul conseil que je vous donne est d’être nombreux à le
fréquenter. C’est bien la meilleure
réponse que nous pouvons donner à ceux qui se donnent du mal pour cela.
En
conclusion de ce rapport moral volontairement bref, je rappelle que tous le
sujets qui viennent d’être abordés supposent beaucoup de dévouement de la part
de votre Conseil. Nous avons besoin que
vous vous engagiez encore davantage.
Point n’est besoin de faire partie du Conseil pour cela. Sachez que pour notre part nous sommes prêts
à nous engager chaque fois que des soucis nouveaux concernant la vallée
apparaissent.
Je termine
en vous remerciant de nous faire confiance dans ces multiples actions.
Mis
aux voix, le rapport moral est adopté à la majorité ( 4
abstentions).
RAPPORT FINANCIER du
TRESORIER André CHAVETON
Je tiens
d’abord à préciser que j’ai assumé la fonction de trésorier par défaut, suite à
la démission du trésorier élu par le Conseil ; cette charge est donc venue
s’ajouter à celle de Secrétaire ce qui en a compliqué l’exécution. Je présenterai un résumé succinct des
comptes :
Exercice
2009
Recettes : -
Cotisations 6500 €
- Produits financiers 700 €
Total 7200 €
Dépenses : - Frais de fonctionnement 6150 €
- Dons et cotisations 1750
€
Total 7900 €
Déficit :
700 €
Les
réserves de l’association s’élèvent à 30.000 € environ, placés sur un livret A,
donc sans aucun risque.
Comme
annoncé lors de l’AG, voici le détail des dons et cotisations versés :
Cotisation Don
L’Echo du Buet 150
€
Les Amis
des Aiguilles Rouges 20 € 200 €
La maison
de Barberine 16 € 150 €
Chapelle
des Praz 300
€
Fédération
des Associations
des
Résidents de Montagne 150
€
Eglise de Servoz (Travaux de restauration) 150 €
Amis de
l’Orgue Saint-Michel 150
€
Eglise St-Pierre d’Argentière 150
€
ARSMB 13 €
AIRAP 15 € 135
e
Amis du
Vieux Chamonix 15 € 135 €
TOTAL 1749 €
Question :
Le montant des cotisations perçues diminue de 13% ; le nombre d’adhérents
a-t-il donc diminué d’autant ?
Réponse :
Ce n’est pas aussi arithmétique que cela car il y a des cotisations
diversifiées (couple ou individuelle) ;
mais il est vrai qu’il y a une diminution du nombre d’adhérents.
Question :
Pourquoi ne pas utiliser la communication par mail, pour économiser les frais
de secrétariat ?
Réponse :
Beaucoup de membres de notre association ne sont pas joignables par mail.
Question :
Notre association ne pourrait-elle bénéficier de subventions ?
Réponse :
Nous n’avons jamais cherché de ce côté, c’est aussi une garantie de notre
indépendance.
Mis
aux voix, le rapport financier est adopté à la majorité, avec 1 Contre et 13
Abstentions.
INTERVENTIONS EXTERIEURES
1 -
Jean-Claude BOURDAIS , PRESIDENT de l’AIRAP
Introduction
de François LEBLOND : Nous avons beaucoup soutenu l’AIRAP
dans son action cet hiver, action difficile que conduit J.-C. Bourdais, et j’ai
pensé qu’il était intéressant qu’il pusse nous donner le résultat de ses
démarches aux quelles nous avons été étroitement mêlés.
Notre
action est une action de longue haleine et je voudrais commencer par rappeler
ce qu’est une avalanche urbaine.
Présentation
d’une modélisation et exemple de l’avalanche de Galtür
en Suisse en 1999 ( 37 morts).
Notre
objectif : -
des cartes réglementaires avec tous les aléas y compris les « zones
jaunes »
- information des
occupants dans les secteurs dangereux
- méthodes
adaptées pour les secours : PCS (plan communal de sauvegarde) c’est-à-dire
quand et comment évacuer
Pour la
cartographie, des actions ont été menées à l’échelon national pour mettre en
vigueur le guide méthodologique rédigé en 2004 suite à l’avalanche de Montroc mais barré par des interventions redoutables du
député de Chamonix maire de Bonneville (commune hautement alpine !) par le
biais de l’association nationale des élus de montagne (ANEM) qu’il préside.
A
l’échelon communal, le PCS n’est efficace que si la cartographie est exacte et
précise et le PPR bien fait. Pourquoi
intégrer les zones jaunes ? parce que ce sont elles qui auraient empêché les drames de
Val d’Isère et de Montroc.
Une zone
jaune c’est la trace d’une avalanche très rare, tombée éventuellement depuis
plus d’un siècle mais très dévastatrice.
Les terrains y restent constructibles mais en cas de risque il faut
évacuer, à condition d’être avertis de la survenance de conditions extrêmes.
Présentation
de la carte des zones de Taconnaz, y compris la zone
jaune mais mal faite car non renseignée des bâtiments existants.
Cette
année, signature du PPR le 26 mars 2010, sur instructions de Matignon et en
dépit de l’opposition de l’ANEM. Je remercie le président Leblond
de son appui auprès de Matignon et du préfet Videlaine,
essentiel pour le bon aboutissement de nos démarches contrariées par le
ministère de l’Environnement. Une
commission de trois experts(dont M. Lambert) devait
être nommée pour le 30 avril afin de réviser les quarante couloirs d’avalanche
signalés par nos soins. Mais le 15 mai, la nomination de cette commission est
suspendue … mettant la municipalité dans la situation très inconfortable de
devoir informer les habitants des risques encourus, à partir d’une cartographie
dont on sait qu’elle est incomplète.
Exemple
projeté : le secteur des Pélerins, ce qui montre
bien que les oublis dans les précédentes cartes étaient énormes et ce qui
crédibilise nos demandes sur les quarante couloirs identifiés.
Les
habitants en zones jaunes, même si celles-ci n’ont pas encore été approuvées,
ont, à notre demande, été avertis par la Mairie début 2009 (1300 courriers
expédiés). Nous demandons l’information
des notaires et surtout des agences immobilières (même pour des locations
saisonnières). Nous avons participé à
l’élaboration du PCS et avons reçu un assez bon accueil des responsables. La mise en place d’un automate d’alerte a été
faite en partie. L’information sur les
sites de repli a été corrigée et diffusée. Nous avons obtenu qu’un exercice
d’alerte soit pratiqué ; il peut être amélioré. Nous avons enfin demandé la constitution d’un
« dossier Avalanches » en mairie pour qu’il soit enrichi de toutes
les informations apportées par les habitants.
Ce que
nous conseillons aujourd’hui aux membres de l’ARVAC :
Si vous
avez été concerné par le courrier de la mairie informant des zones jaunes,
allez en mairie donner vos coordonnées pour être joints le jour où.
Allez
consulter les cartes en mairie pour vérifier dans quelle zone vous vous situez.
Si vous avez des documents comportant des
informations sur des avalanches passées, communiquez ces documents à la mairie
et, si vous voulez le faire dans l’anonymat pour ne pas encourir les foudres de
vos voisins, vous pouvez passer par
Maurice GAY, président des Amis du Vieux Chamonix, qui authentifiera vos
documents et les déposera à votre place.
Remerciements
divers.
2 -
Christian COUTTET
Il y avait
urgence l’année dernière à la chapelle des Praz car
la toiture était à refaire. Vous m’avez
accueilli, écouté et entendu. Grâce à
votre participation, le chantier a pu être mené à bien et la toiture est
refaite ! Je voulais vous en
remercier car la paroisse à elle seule n’avait pas les moyens de faire face à
une telle dépense (120.000 € de devis initial) et le Père Baud a dû chercher
les moyens nécessaires par le biais d’une souscription auprès de tous les
habitants et estivants : avec le concours de la mairie pour certaines
démarches, l’aide d’entreprises et d’artisans locaux, le relais de la presse
locale, l’intervention de la Fondation du Patrimoine et les dons de l’ARVAC et de ses membres à titre individuel, les dépenses
ont pu être couvertes. Un grand merci à
tous.
3 -
Compagnie du Mont-Blanc
Suite à
vos demandes, nous voulons vous parler des nouveautés que nous souhaitons
introduire pour vous à compter de cet hiver.
Ces
dernières années, la politique de prix des produits de la Compagnie a assez
fortement évolué avec le Chamonix-Le Pass, le Mont-Blanc-Illimited, des politiques famille qui ont été
mis en place, ont bien fonctionné et donnent satisfaction à la majorité de
notre clientèle mais pas forcément à tous.
Nous constatons aujourd’hui que notre politique est assez bien adaptée
pour une grande clientèle internationale, séjournante (soit 80%de notre
clientèle) mais nous avons probablement négligé la clientèle la plus stable et
la plus fidèle, celle des résidents de Chamonix y compris les permanents. Nous avons envie cet hiver de réparer cet
oubli et vous proposer des formules qui sont très probablement plus adaptées à
la majorité d’entre vous.
A partir
d’un questionnaire adressé par mail aux résidents de la vallée, nous avons mené
une étude sur les attentes de ces utilisateurs et abouti à la mise au
point d’une formule spécifique qui a été
testée auprès de 200 résidents l’année dernière ; cette nouvelle formule a
été approuvée par eux à 90% .
Il s’agit
d’un produit intitulé « Chamonix à la carte » et qui consiste en un
abonnement modeste (25 € par abonnement, prélevé en début de saison) qui
s’adresse à une structure familiale (parents, enfants, petits-enfants, amis,
chacun détenant une carte personnelle) et permet d’accéder à nos installations
(mais seulement celles gérées par la Compagnie dans un premier temps et non
celles de nos partenaires des Houches, de Courmayeur et de Verbier), l’ensemble
de l’année, sans passer aux caisses, en ne payant que ce qui a été consommé et
ce à un tarif réduit, intéressant, prévoyant des réductions allant, suivant le
calendrier, de 10 à 50 %. Les consommations seront payées par prélèvement
automatique sur un compte unique. Des
avantages particuliers sont prévus (réductions supplémentaires, journées
gratuites, …) pour les utilisateurs les plus importants. On a ainsi le
sentiment de bien répondre à vos souhaits et notamment celui d’être
reconnus. Voilà un produit qui vous
correspond bien et répond à votre désir de liberté d’aller où vous voulez quand
vous voulez à des tarifs réduits et dans des conditions de confort les
meilleures possibles.
Le lien
informatique qui nous a servi à mener notre enquête fonctionne toujours ;
c’est celui qui figurait sur notre questionnaire distribué dans toutes les
boîtes aux lettres de la vallée. Nous
vous conseillons de l’utiliser pour découvrir le détail de notre produit
« Chamonix à la carte » et pour nous faire part de tous vos
commentaires, questions et suggestions.
A la
question d’une personne regrettant le « Cham-Liberté »
qui pouvait être très simplement partagé avec des amis, il est répondu que
paradoxalement les nouvelles billetteries plus modernes ne permettent plus ce
système. Le « Chamonix à la
carte » devrait résoudre la plupart des cas de figure.
Pour
répondre à une question sur les investissements prévus, il n’y a rien de prévu
sur La Flégère ; en revanche, les prochains gros
investissements vont porter sur le domaine de Balme et des Grands Montets car nous considérons que le problème le plus urgent
à résoudre est celui de la difficulté d’accès au plateau de Lognan.
Le télésiège de Plan Jorand date de 1986 et n’offre
plus le service nécessaire en termes de confort et de fiabilité, le téléférique
de Lognan a, lui aussi, un débit tout à fait réduit
et nous avons une rationalisation à effectuer au niveau du parc de
télésièges ; d’où un programme très ambitieux pour les deux ans à venir
avec notamment un nouvel ascenseur.
Sur le
secteur de Balme, une extension du domaine skiable sur le côté suisse de Trient
est envisagée dès que les autorisations de la Confédération Helvétique auront
été reçues. Le remplacement de la
télécabine de Charamillon est aussi au programme des
prochaines années.
4
- Elus locaux
Monsieur
Eric Fournier, maire de Chamonix, président de la Communauté de communes (CdC)
Madame
Laure Schmutz, Maire de Servoz,
Vice-président de la CdC, en charge des Affaires
Sociales
Monsieur
Patrick Dôle, Maire des Houches, Vice-président de la CdC,
en charge de l’économie touristique
Monsieur
Yvonnic Plaud, Conseiller
municipal de Chamonix, Vice-président en charge de la Culture
Eric
Fournier après
avoir remercié l’ARVAC pour cette rencontre annuelle
et présenté ses co-intervenants, commence par exposer la nouvelle situation
créée par l’intercommunalité.
« Nous
avons pu avancer plus vite que prévu l’an dernier et nous avons proposé au
préfet de Haute-Savoie le regroupement des quatre communes du canton avec des
compétences fortes et intégrées dès la constitution de cette
intercommunalité. L’intercommunalité
précédente était beaucoup plus réduite, avec le SIVOM de la haute vallée de
l’Arve compétent en matière de transports (bus urbains, trains),
d’assainissement et de certains services à la personne. Toutes ces compétences ont été reprises dans
la nouvelle intercommunalité et en outre nous avons fait, avec mes collègues
dont je salue le travail, l’implication et la détermination, le pari d’une intégration beaucoup plus
poussée : ainsi au 1er janvier 2010, nous avons transféré
l’ensemble des équipements sportifs, culturels, les transports, et – c’est une
première - l’économie touristique, ce qui implique la réunification des quatre
commissions municipales en une seule instance.
Nous pensons que ceci est une nécessité pour faire face aux défis de
demain ; la vallée est une unité de territoire qui ignore les frontières
administratives et nous avons le sentiment d’être une communauté de vie,
d’intérêts, de solidarités. A l’heure des grands marchés, la concurrence
économique ne doit pas se faire entre Chamonix et Les Houches et il faut que
nous structurions notre économie locale autour des grandes tendances.
Le
principe de base est que cette communauté de communes est faite pour mutualiser
nos compétences, renforcer notre efficacité et ceci dans une maîtrise des
coûts ; ainsi il n’y a pas d’hôtel de la Communauté, on se contente des
locaux existants. Il n’y a pas de
créations de postes, ce sont des personnels existants qui sont transférés ou
détachés à la Communauté. Nous faisons
en sorte que cette communauté n’impacte pas la fiscalité.
Le but est
d’avoir une vue d’ensemble au niveau de la vallée, dans une logique de services
plus intégrée, en matière de sports, de culture, de tourisme, et de transports,
notamment pour la finalisation du projet tram-train.
La
Communauté de communes est structurée autour de 11 vice-présidents, chacun en
charge d’un domaine particulier. Le développement durable n’est pas quant à lui
considéré comme un domaine particulier ; en
revanche chaque vice-président a à prendre en charge cet aspect dans le suivi
de son propre domaine.
Enfin, ce
nouvel outil a la volonté affichée de respecter les caractéristiques de chaque
« village » et même de développer les spécificités de chacun et les
mettre en valeur ».
Laure Schmutz : « En charge de la Commission sociale et solidarité, nous
avons notamment à nous soucier de la maison médicale dont Eric Fournier parlera
plus en détail. En ce qui concerne Servoz, notre spécificité est de ne pas être une station
mais une commune rurale qui développe ses facettes patrimoine et authenticité
avec un aspect rétro apprécié par les touristes. Nous sommes aussi un pôle important pour les
résidents permanents ».
Patrick
Dôle : « Au sujet de
la ligne de partage entre la commune et la Communauté de communes, je veux
rappeler ce qui a été dit au moment de la création : la commune, ce sont
les services de proximité, et la Communauté, ce sont les grands enjeux
structurants, ceux que l’on pense mieux maîtriser à quatre que seuls, ceux qui
concernent le logement, l’urbanisation, le tourisme, les aspects sociaux, le
développement durable, tous ces sujets à interactions multiples. Pour répondre à une question concernant le
PLU, celui-ci est clairement communal aujourd’hui ; ultérieurement, on
sent bien la nécessité d’une coordination de nos actions qui suppose une
cohérence de l’ensemble des actions publiques qui passe par l’établissement
d’un SCOT, schéma de cohérence et d’orientation territoriale.
En matière
de tourisme, il a été clairement affirmé que nous sommes UN territoire - et nous pensons que nous sommes à la bonne échelle
en nous réunissant pour affronter une concurrence internationale et mondiale -
, un territoire où nous pouvons additionner nos ressources, nos valeurs, nos
complémentarités et nos différences aussi, pour créer le produit touristique de
demain orienté par des stratégies de développement durable, en tourisme écoresponsable, non pas parce que c’est à la mode mais par
souci de responsabilité à assumer vis à vis des générations futures. Ce projet touristique est en cours
d’écriture, il est assez unique à l’échelle des stations françaises et nous
sommes la première communauté avec une telle notoriété à avoir transféré à
l’échelon de sa communauté la totalité de la compétence touristique. Ce n’est pas simple de sortir de la logique
de concurrence qui prévalait auparavant pour rentrer dans des stratégies de
partage, où nous additionnons nos particularismes pour en faire un produit très
fort, reconnu à l’échelon international et que nous pourrons commercialiser.
Pour
l’instant, les 3 Offices de Tourisme ( Chamonix, Les Houches-Servoz,
Vallorcine) fusionnent en un office intercommunal ce qui suppose un travail
important sur le plan juridique ».
Yvonnic Plaud :
« La
commission culturelle a en charge notamment
les musées et les bibliothèques.
Notre première action a été de faire travailler les équipes
ensemble, ce qui n’était pas le cas
auparavant par exemple entre les bibliothèques de Chamonix et de
Vallorcine. Ceci doit aboutir en fin
d’année à un passe culturel qui permettra aux utilisateurs de la vallée
d’accéder à l’ensemble des bibliothèques.
Le second
acte concret concerne l’ école de musique et de
danse ; nous fusionnons les trois écoles de Servoz,
Les Houches et Chamonix en une seule école qui va démarrer en Septembre 2010
avec un nouveau directeur chargé de l’harmonisation de la pédagogie, tout en
conservant chaque site de proximité avec sa spécificité.
Les
investissements à venir concerneront une nouvelle bibliothèque à Vallorcine, un
regroupement de l’école de musique à Chamonix ».
Eric
Fournier :
« Je
voudrais revenir sur une question abordée l’an dernier et relative à la
meilleure reconnaissance de notre massif sur les aspects environnementaux et
d’aménagement. Là aussi, nous avons bien
progressé : au printemps, à la suite de la Conférence nationale sur la
Biodiversité, tenue ici-même, nous avons ouvert le
débat et lancé la démarche avec les valdotains et les valaisans, en vue d’un
processus pour une meilleure reconnaissance du Mont Blanc. Ainsi Berne, Paris et Rome ont
pris l’engagement de mettre en place un groupement européen de coopération
transfrontalière. Cela nous permettra,
quand les derniers obstacles administratifs auront été levés, de disposer d’un
outil de gestion intégrée des politiques transfrontalières, notamment pour la
gestion des espaces naturels. La
Communauté de communes s’est aussi dotée d’une vice-présidence et d’une
commission dédiées à ce sujet. Avec le
soutien de l’Etat - qui nous avait fait défaut jusque là - nous arrivons à
mettre autour de la table les trois versants du massif, les élus, les socio-professionnels et les associations. C’est la fin de
la démarche précédente qui opposait les associations d’un côté et les élus de
l’autre, les aménageurs s’opposant aux environnementaux.
J’estime
que cette année, nous avons marqué deux essais importants et déterminants
: l’intercommunalité et le travail sur le transfrontalier. Dans le contexte
actuel de plus grande rareté budgétaire, ces aspects sont essentiels et sont la
voie prioritaire pour que nos territoires aillent mieux.
A propos
des services, quelles nouveautés ?
Mutualisation
des services culturels, équipements sportifs intercommunaux, piscine enfin
prête.
En matière
de transports, nous finalisons le projet tram-train
par amélioration de l’infrastructure ferroviaire pour aboutir fin 2013 au
passage d’un train toutes les 30 minutes , entre
Vallorcine et Les Houches dans un premier temps. C’est un coût de 35 M € pour l’ensemble du
projet, plus 17 M€ pour une liaison de sécurité à travers le tunnel des Montets à rénover intégralement. A ce propos, je suis assez en colère à cause
de la participation prévue de l’Etat (1,5 M€) qui serait remise en cause au
prétexte que la participation était pour du routier et non du ferroviaire !
Si on doit s’en passer, on s’en passera (signature du plan de financement en
septembre prochain), mais on le fera savoir !
Quelques
points vont moins bien : notamment, les réponses qui nous sont faites sur
le plan sanitaire et hospitalier. On se heurte à une fin de non-recevoir dans
toutes les négociations. Et c’est par la presse que j’ai appris
la fermeture des urgences hors saison à l’hôpital de Chamonix. Je considère que cette mesure ne correspond
pas aux intérêts de la population permanente résidente et de nos hôtes tant
qu’on aura pas mis en place un système de substitution assuré et qui réponde à
l’ensemble de nos exigences. Comptez sur
notre détermination pour que nous n’en restions pas là.
On
travaille sur la perspective de maison médicale ; ce projet a notre soutien plein et entier, c’est la Communauté de
communes qui le porte et nous sommes prêts à jouer le jeu d’un
investissement. Je pense toutefois que
le directeur des Hôpitaux du Mont Blanc pouvait attendre, avant de fermer les
urgences, de nous donner le feu vert pour mettre en œuvre la maison
médicale ; sans prétendre que cette maison soit une substitution au
service d’urgence, c’est quand même une partie de la prise en compte des
problèmes sanitaires de la vallée et on aurait pu trouver une articulation qui
aurait permis de rassurer et de se rapprocher d’un optimum. Je n’ai pas la garantie non plus de la
substitution d’un service de SMUR à poste ; à minima, il nous faut un
service de SMUR à poste. Or, on le sait bien, en cas d’insuffisance de
personnel le SMUR n’est plus à poste à Chamonix et il est délocalisé à
Sallanches. Ce n’est pas normal ; vous, pas plus que nous, n’allez pas
attendre le 15 juillet pour venir dans la vallée ! J’ai saisi le cabinet de madame Bachelot mais, compte tenu de vos capacités d’intervention,
je serais heureux que nous puissions travailler la main dans la main pour ne
pas laisser les choses en l’état. Je
suis très choqué de cette attitude purement administrative qui fait fi de la
logique territoriale. Je ne peux pas
laisser passer cela ».
(Applaudissements)
Questions
des participants :
Outre les questions écrites
posées avant l’AG, quelques questions et doléances sont exprimées
oralement :
-
La Compagnie du Mont Blanc tient un double langage très
irritant ; elle prétend « ne pas déplacer un caillou sans le remettre
en place » ( M. de Chabanes
12 mai 2010) mais en même temps elle a un respect très insuffisant de
l’environnement, par exemple en envahissant Lognan
avec un immenses panneau d’information inutile une fois la neige disparue. L’intégration des bâtiments des sociétés de
remontée mécanique dans le paysage est franchement à revoir et demande un
effort beaucoup plus net.
(Applaudissements)
-
La Compagnie du Mont Blanc a arrêté le service à Lognan dès le 30 août 2009 ; c’est ignorer les besoins
des vacanciers.
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Qu’est-ce qui est prévu pour réduire les nuisances liées
au bruit des trains, d’autant plus que la fréquence va considérablement
augmenter ?
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La carte de résident devient coûteuse (10 € par personne
soit 120 € pour une famille de trois générations) et les formalités administratives pour la
renouveler sont excessives (en tant que belges, nécessité de fournir des
extraits d’acte de naissance à chaque renouvellement)
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L’absence de médecin de nuit à Chamonix est un réel souci.
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Les horaires du train de Montenvers
interdisent certaines courses dans la journée (exemple : la Charpoua) et obligent à dormir à l’hôtel.
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Où en est la réhabilitation du lac près de la piscine, en
baignade ?
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L’utilisation du champ du Savoy
en terrain de cricket tous les dimanches après-midi avec votre autorisation
pose des problèmes de nuisance et de sécurité.
Comment allez-vous y remédier ?
Réponses
de la municipalité :
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Coûts du fonctionnement des services et charges fiscales
par rapport aux autres stations de montagne :
M.
Fournier remet un document où figure la comparaison des taxes communales par
rapport à d’autres stations de sport d’hiver ; Chamonix se situe très bien
en matière de taxe d’habitation (5ème à 13,74 %) et de taxe sur le
foncier bâti (au niveau du département, Les Houches 1er
, Chamonix 2ème ). En revanche, elle était un peu chère en
taxe professionnelle mais celle-ci vient d’être supprimée et son remplacement
est à l’étude ; malgré les compensations annoncées par l’Etat, nous allons
perdre 2 M€. M. Fournier s’engage à ne
pas reporter sur les taxes foncières et d’habitation ce complément à récupérer,
et ce alors que déjà certaines recettes touristiques ( sur
les jeux au casino) ont diminué très fortement (-41 % en 3 ans, -800 k€), ainsi
que les droits d’enregistrement sur les transactions immobilières. Seules de fortes économies permettront de
conserver notre capacité d’autofinancement.
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Champ du Savoy, destruction de
matériel urbain : questions à l’étude.
Dont acte sur
l’absence de réponses même d’attente, ces méthodes sont à revoir.
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Relations avec la Compagnie du Mont Blanc : nous
sommes doublement concernés, en tant que délégants et en tant qu’actionnaires.
Nous sommes liés par un cahier des charges valable jusqu’en 2018 mais les
conventions ne régissent pas assez précisément les obligations des uns et des
autres. Nous aurons à cœur dans la
négociation qui commence dès maintenant de faire en sorte que toutes les
modalités soient précisées, qu’elles concernent les grandes choses ou les
petites (horaires en fonction des conditions climatiques, par exemple).
Et nous serons particulièrement attentifs aux engagements en matière de politique
d’investissements et de politique tarifaire.
Nous nous estimons co-responsables de l’avenir
de notre station, les décisions prises par le principal opérateur rejaillissent
sur l’ensemble de notre tissu touristique et nous devons y veiller ; il y
a des équilibres à trouver !
Le
plan environnement de la Cie du Mont Blanc prévoit la destruction des pylones de Planpraz ; un
premier enlèvement doit avoir lieu cette année, nous veillerons à ce qu’il soit
suivi des autres, même si nous comprenons qu’un étalement dans le temps se
conçoive. Nos interlocuteurs rechignent
à ces « investissements » non productifs, pour nous ils sont
consubstantiels à l’activité de l’exploitant.
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Pour inciter plus fortement à l’utilisation des transports en commun, il
faut déjà attendre que ceux-ci
soient au niveau de l’objectif ; ensuite nous envisageons d’agir par le
biais du stationnement et sa
tarification en pied de pistes.
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Nuisances ferroviaires, à savoir fermetures trop longues
(par exemple aux Tines), bruits. Les
deux sont traitables mais dépendent d’une modernisation des équipements ;
nous avons encore des renouvellements profonds de voies à effectuer (certaines
portions datent encore de 1890 – 1910) et ces nouveaux équipements en feront
partie.
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Prix de la carte d’hôte : à 5 € par an (10 € tous les
deux ans) et compte tenu des nombreux avantages offerts dont la gratuité sur
les transports en commun, le prix paraît très raisonnable. La procédure d’obtention peut peut-être être
simplifiée, c’est à voir.
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Médecin de nuit : son absence rend nos exigences
encore plus fortes vis-à-vis d’une substitution satisfaisante aux urgences
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Lac de Chamonix : nous étudions la possibilité de le
remettre en service comme lieu de simple baignade, mais pas en site isotope qui
ferait double emploi avec la nouvelle piscine.
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Cohabitaton des pratiques différentes sur les
pistes :
Pour les
piétons et les VTT, nous entendons définir des itinéraires balisés, bornés et
limités ; tout ce qui n’est pas autorisé est interdit. Notre « brigade verte » de
surveillance est là d’abord pour informer et, si nécessaire, verbaliser
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Ralentisseurs à Argentière : le Conseil général est
opposé à ces ralentisseurs dans les secteurs pentus ; nous recherchons
d’autres solutions avec eux, car il faut absolument casser la vitesse dans les
villages
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Protection de l’environnement et prolifération des plantes
indésirables et invasives (renouée du Japon) : seul l’arrachage donne des résultats, nous allons
nous y atteler.
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Nuisances à Chamonix-Sud :
nous allons renforcer les patrouilles de nuit mais nous ne sommes pas toujours
en zone municipale et il faut travailler avec les copropriétaires.
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WiFi à l’Office de Tourisme : il a
été rétabli et gratuitement mais il nécessite désormais un code par mesure de
sécurité (loi Hadopi).
Réponses
à M. Bourdais, au titre de l’AIRAP :
« Je tiens d’abord à dire l’importance qu’ont le travail
régulier et la collaboration qui s’effectuent entre cette association et la
municipalité, tant pour moi-même que pour mon adjoint à la sécurité.
Le premier
point que je tiens à affirmer est que je souhaite que nous ayons une séance
d’éclaircissement avec l’Etat – et je serai totalement transparent sur ce sujet
- sur les exigences qui s’imposent et
s’imposeront de plus en plus aux maires
en matière de prévention des risques, qu’il s’agisse de l’identification des
zones de risque ou de la mise en œuvre des zones jaunes. J’ai demandé à ce sujet au préfet de la Haute
Savoie de bien vouloir relayer à nouveau notre demande : un collège d’expert devait être nommé,
je souhaite qu’il le soit le plus vite possible car nous avons besoin sur ce
point là d’un travail collaboratif avec les service de l’Etat, cela me semble extrêmement important.
Vous nous
avez demandé également si nous souhaitions donner suite à la proposition que
vous avez faite d’un automate d’alerte qui puisse prendre en compte les
occupants et non pas les propriétaires des chalets. Moi, je vous dis, si on
arrive à trouver un système – et je sais que vous y avez travaillé – simple qui
permette d’y arriver – et vous m’avez dit que c’était possible - , nous le mettrons en place ; un système simple,
c’est : l’occupant appelle la mairie, fait enregistrer son numéro, et il
est automatiquement rappelé. Moi, ce qui
me poserait des difficultés, c’est que ce soient mes services qui doivent
appeler ; il faut qu’il y ait un système itératif, qu’il y ait un appel de
la part des occupants pour se signaler, se faire connaître, ensuite on arrivera
à enregistrer. La dépense a été évaluée,
on la mettra en œuvre en complément à l’automate d’alerte tel qu’il existe déjà
sur le territoire.
Exercice
de sécurité :
il y en a un qui a eu lieu, en salle,
réunissant pour le moment l’ensemble des services en charge du risque, service
de la Préfecture, VIPC, les pompiers, les gendarmes, les autorités municipales.
J’ai bien conscience – et M. Lenoble de VIPC au niveau de la Préfecture travaille
là-dessus – que nous aurons à regarder dans quelle mesure une simulation in
situ sur un site peut être mise en œuvre, mais nous devons là aussi organiser
cela de bonne manière avec l’Etat car là aussi la nécessité de solidarité
existe. L’exercice en salle a produit
des enseignements, J.L. Verdier vous tiendra au
courant des résultats de la simulation.
Information
des notaires et des agences immobilières :
on met
la pression sur les notaires pour qu’il y ait communication de l’ensemble des
informations portant sur le risque quelque soit le niveau de ce risque, zone
rouge, bleue ou jaune. Naturellement,
autant que faire se peut, nous sommes favorables à un contact direct avec les
propriétaires ».
L’Assemblée
générale est levée à 19 h. et se poursuit par un verre de l’amitié, offert par
le CA à tous les membres présents, avec la participation des chanteurs de la
troupe du prochain spectacle musical sur Chamonix.